Législatives 2012 : majorité absolue pour le PS à l'Assemblée Nationale

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A l'issue du 2e tour du scrutin des législatives 2012, le parti socialiste (280 sièges) et ses alliés (Divers gauche et PRG: 34) remportent la majorité absolue. Les Français ont choisi la cohérence et confirmé leur vote des présidentielles. Tous les candidats membres du gouvernement ont été élus ou réélus. La gauche détient 343 sièges, un exploit puisque ce chiffre est supérieur de 14 à la composition de l'hémicycle lors des législatives de 1981, après la première élection de François Mitterrand. La victoire est belle mais signifie que les attentes sont immenses ! Le sens des responsabilités de ceux qui se réclament de la République Exemplaire, les empêchera peut-être de trop parader…

Après l'affaire du tristement célèbre Twitt de Valérie Trierweiller, Ségolène Royal devra renoncer à ses rêves de perchoir… A la Rochelle, où Olivier Falorni (PS dissident)est élu, elle subit une défaite aussi attendue que sévère.

L'UMP conserve 194 siège mais Nadine Morano, Michèle Alliot-Marie sont battus. Certaines circonscriptions n'avait pas connu l'alternance depuis de décennies à l'instar de la 1e du Morbihan qui passe à gauche avec l'élection d'Hervé Pellois, candidat PS dissident, d'abord annoncé battu lors d'un cafouillage de la préfecture. L'annonce de ces résultats avait le goût d'une huitre pas fraîche pour certains arrogants qui se croyaient indéboulonnables : un conseiller municipal centriste n'a pas hésité à parler d'anomalie

Autre record, même s'il reste insuffisant pour réaliser le vœu de la parité, l'Assemblée Nationale se compose désormais de 155 femmes. La plus jeune est Marion Maréchal-Le Pen (FN), 22 ans, élue dans le Vaucluse. Après 14 ans d'absence, le Front national fait en effet son retour au parlement avec deux députés mais sans Marine Le Pen, battue à Hénin Beaumont, circonscription ouvrière marquée par le chômage, par le candidat socialiste, vainqueur avec 194 voix de plus.