15 mars-21 août 2011 : Brassens ou la liberté à la Cité de la musique

Joann Sfar, dessinateur et Clémentine Deroudille, journaliste, organisateurs, révèlent le copain d'abord derrière le chanteur au talent d'écrivain reconnu maintenant et considéré, bien malgré lui, comme pilier de la chanson française.

L'exposition Brassens ou la liberté est ouverte à la Cité de la musique depuis le 15 mars et durera jusqu'au 21 août.
2011 marque la célébration du double anniversaire de la naissance et de la mort de Brassens. Le grand Georges, disparu il y a 30 ans, aurait eu 90 ans cette année…

Le créateur du chat du rabin est un grand admirateur de Georges Brassens. Il a réalisé de nombreux dessins inspirés par sa vie et son œuvre et il a tenu à incarner le rôle du chanteur dans son Gainsbourg, vie héroïque. L'équipe du film a réalisé un vrai décor de cinéma avec la façade de l'impasse de Florimont, où Brassens, vécu 22 ans avec Jeanne et Marcel Planche. Les illustrations de Sfar mettent l'accent sur la virulence des textes de Brassens. Certains comme Le Gorille ou La mauvaise réputation avaient été censurés, à leur sortie en 1952.



J'étais partie dans l'idée de travailler sur un bon grand-père, quelqu'un qu'on écoutait en famille, et… , je suis tombée amoureuse de lui ! Je me suis aperçue à quel point c'était un libertaire, un bon vivant, quelqu'un de très dionysiaque, de très viril, confie Clémentine Deroudille. Il y a comme une chape de plomb qui est tombée sur Brassens, quelque chose de très consensuel qui est à l'opposé de ce qu'il était, regrette-t-elle. La journaliste a consacré un an de recherches à l'exposition. Elle a eu accès à des documents rares et parfois inédits, auprès des ayants droits et des amis du chanteur pour construire le fil conducteur de l'exposition, à la fois chronologique et thématique. Brassens détestait l'autorité mais il disait ce qu'il pensait dans une poésie et dans une langue extraordinaires, conclut l'organisatrice
A l'aide de multiples photographies, archives sonores, illustrations et musiques, les visiteurs auront l'impression de pénétrer dans la tête de Georges Brassens…