2 novembre : Journée internationale pour la fin de l’impunité des crimes contre les journalistes

Entre 2006 et 2017, 1010 journalistes ont été tués pour avoir voulu informer, soit un mort 4 jours. 90% de ces crimes restent impunis… Les meurtriers ne sont ni retrouvés, ni inquiétés. L’augmentation du nombre d'assassinats révèle souvent XX l’effondrement des systèmes de droit et de justice. Et participe à l’aggravation des conflits

Dissimuler la corruption et la criminalité ainsi que de graves violations des Droits de l'homme l'impunité cause des dommages aux sociétés entières, dénonce L'UNESCO en demandant aux gouvernements, aux médias et à tous ceux qui se soucient du respect de l'Etat de droit d’unir leurs efforts pour mettre en place des mesures précises afin de stopper l'impunité.

En reconnaissance des profondes conséquences de l’impunité sur l’ensemble des communautés, particulièrement en ce qui concerne les crimes commis contre les journalistes, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté en 2013, lors de sa 68e session, une résolution* pour instaurer une Journée Internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes le 2 novembre. La date a été choisie en mémoire de l’assassinat des 2 journalistes français au Mali le 2 novembre 2013.

Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO a souhaité qu’en 2019 cette journée internationale soit centrée sur les journalistes locaux. La campagne #KeepTruthAlive, est destinée à remettre en cause l’idée que les assassinats et visent principalement les correspondants étrangers en zone de guerre et ne se produisent que loin du public : 93 % des décès de journalistes de ces 10 dernières années concernent des journalistes locaux travaillant sur les questions de corruption et de politique en dehors des situations de conflit…